Franck est compagnon d'Emmaüs par choix.

A l'origine, quand Franck a débarqué à Emmaüs, la nécessité a dicté sa démarche.
Son retour, après quatre ans dans la vie active, était le fruit d'un choix mûrement réfléchi.
Il nous confie : "Je dirais aujourd'hui que je tiens à y rester ... mais pas forcément comme compagnon à terme".

Au mois d'août 2005, en route vers un emploi salarié dans une autre structure d'Emmaüs France, Franck s'est arrêté quelques jours à Angoulême. Un coup de main par ci, un service rendu par là ...et les responsables de la communauté ont proposé à Franck de poser ses valises.
Il a décidé de rester, en partie parce que sa famille habite la région, mais surtout en raison de l'accueil et de l'ambiance.

 

A la communauté, Franck s'occupe du blanc, aussi bien du tri que de la vente. Il fait aussi des ramassages au moins une fois par semaine.
 

Mais Franck ne se laisse pas vivre. Il s'implique beaucoup dans la vie d'Emmaüs.

L'un des deux délégués des compgagnons au Conseil d'Administration, il a une bonne liaison avec les amis et travaille en tandem avec eux.
"Cela permet de faire bouger les choses", dit-il, "On n'est plus chacun de son côté."

Franck est également allé à la réunion des compagnons à Dourdan qui a réuni des représentants de toutes les communautés de France. Il cherche aujourd'hui à consolider le travail qui s'y est fait.
"Il est très important que l'on sache que toutes les réunions confondues servent", affirme ce compagnon engagé, "si on pense le contraire, rien n'avancera. Il faut que les compagnons s'engagent beaucoup plus dans leurs communautés respectives."

"Les communautés de France ont une expression beaucoup plus libre qu'il y a même dix ans", ajoute-t-il.

Au mois de juillet, Franck part en Bosnie avec une délégation d'Emmaüs France qui compte 120 personnes. Dans un premier temps,à Sarajevo, il va rencontrer des acteurs de la lutte contre la prositution et la drogue. Ensuite,Franck parlera de ces sujets graves dans des écoles primaires, là où les enfants sont "à un âge où on peut encore les interpeller et les prémunir."

Ensuite, il participera à la rénovation de camps de réfugiés où sont "parqués ceux qui n'ont plus rien depuis la guerre". Ce travail comprendra la réhabilitation d'une école et des infrastructures de base.

 

 

Sur un plan plus personnel, Franck nous confie : "Si un jour je dois me retirer d'Emmaüs, j'aimerais profondément finir ma vie en Pologne, pays dont j'ai toujours été amoureux. J'y ai des amis proches et j'irai les rejoindre. Ca, c'est clair. Mais avant, il y a du boulot à faire ici."

Cet entretien, ses espoirs et ses projets, Franck a souhaité les dédicacer :  
  A ma soeur, Christine
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