Après avoir séjourné
dans plusieurs communautés - Marseille, Toulon, Neuilly
Plaisance, Bordeaux -, Momo a atterri à Angoulême
début 2006. Imprimeur de profession, il a fait tous
les métiers d'Emmaüs.
"Je suis venu en France pour préserver
ma vie, il n'y a qu'à Emmaüs que j'ai trouvé
une porte ouverte", nous confie Momo.
"A Emmaüs il y a beaucoup de tolérance,
plus qu'ailleurs. On ne juge pas hâtivement."
Emmaüs Angoulême a un cachet qui
lui est propre, observe Momo. Plusieurs hectares de terrain
et de grands bâtiments font de l'espace un atout non
négligeable pour les 28 compagnons. Si la surface
est plus grande que dans de nombreuses communautés,
l'activité économique se situe plutôt
dans la moyenne. En dépit de quoi, Emmaüs Angoulême
est "malgré tout une communauté qui arrive
à joindre les deux bouts et à réaliser
la plupart de ses objectifs : pour moi, c'est une performance".
Enfant, Momo voulait devenir astronome ...
mais son père en a décidé autrement
. Aujourd'hui, l'astronomie est son violon d'Ingres. Grand
lecteur, il a toujours trois livres en chantier : en ce
moment un album d'astronomie (bien sûr), un livre
sur les templiers et La révolte des anges
d'Anatole France.